IKEBANA BOUQUETS VENUS D'AILLEURS

un peu d'histoire

IKEBANA

Un art floral venu d'Asie, mais encore ?

Importé de Chine, avec le Bouddhisme, par les ambassadeurs japonais (fin du VIe début du VIIe siècles), il apparaît alors au Japon sous la forme d'offrandes religieuses.

     

    

                 

Au XIIe siècle, les rites bouddhistes sont aussi célébrés dans des demeures privées. Le bouquet migre des temples vers les maisons. Un état d'esprit se développe, oscillant entre tradition, rigueur, symétrie d'une part, imprévu, légèreté et asymétrie d'autre part. La place du Zen y est alors importante.

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Fin du XVIe siècle, avec les excès du Baroque, apparaissent des compositions allant jusqu'à 13 mètres de haut.

                          

Au XVIIe, l'ikébana est pratiqué par une classe d'aristocrates oisifs et snobs. Puis peu à peu la classe marchande s'y intéresse, et cette pratique se démocratise.

                      

Au XVIIIe siècle, c'est l'explosion du nombre de participants, du nombre d'élèves, et l'apparition des fleurs partout en décoration (éventails, kimonos, paravents etc ). Le mouvement artistique de peinture, le mouvement Rimpa, se développe par paliers.

Les réactions des lettrés ne se font pas attendre. Ces lettrés Bunjin s'inspirent de l'esthétique chinoise, ils essaient de créer spontanément avec naturel et raffinement. Ils renouent alors avec les valeurs méditatives du Shintô et du Zen.

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Au XIXe siècle, avec l'ouverture du Japon à l'Occident (1854), apparaissent de nouvelles fleurs. Unshin OHARA, maître Ikenobo crée sa propre école : l' ECOLE OHARA.

Au XXe siècle un style de forme libre se développe, en particulier avec l' ECOLE SOGESTSU.

Actuellement trois écoles sont bien représentées dans le monde : Ikenobo, Ohara et Sôgestsu. Plus de 6000 écoles sont recensées au Japon.

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